Lundi 10 octobre 2011
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Voilà ce que je lis dans la presse ce matin : un enfant
placé par les services sociaux, à plusieurs centaines de km de son foyer, de sa maman, semble avoir subi des violences sexuelles au sein de son foyer de placement. La maman s'en est plainte, mais
la Justice a rendu son verdict : l'enfant doit retourner dans le foyer de placement où, semble t'il, il subirait ces violences sexuelles.
Je n'ai pas les tenants et les aboutissants de cette
affaire. Néanmoins, je demande que la Justice révise son jugement, qu'une enquête approfondie soit ouverte et que l'enfant reste éloigné d'un lieu qui, semble t'il, ne convient pas à son
épanouissement personnel.
De plus, pour des raisons, au moins, de commodité, il
semble judicieux de rapprocher l'enfant de sa maman qui vit dans le sud de la France. Effectivement, outre les frais de voyage, le temps de trajet peut fatiguer l'enfant et amputer d'autant la
période où il pourrait être avec sa maman à chacune de leurs rencontres.
Voici l'article que j'ai lu dans l'Indépendant de ce
matin :
La mère de famille vit à Narbonne depuis juillet dernier avec son époux, Sergueï, leur petite-fille âgée d'un mois et demi, et sa belle-famille. Le 8 septembre dernier, la jeune femme
s'est rendue dans la région parisienne pour récupérer son fils de quatre ans, actuellement placé dans un foyer d'urgence. "Je l'ai ensuite ramené à Narbonne. Je devais, initialement, le
garder cinq jours avec moi. Mais il a commencé à adopter un comportement étrange et à se plaindre…".
Le garçonnet dort mal, semble perturbé. "J'ai parlé avec lui des heures entières. Et il a fini par m'avouer qu'un membre du foyer dans lequel il se trouve l'avait violé avec des objets… Il
ne me l'a pas dit comme ça, évidemment, mais il me l'a dit. Il va très mal, il se cache sous la table, se fait pipi dessus. Dès qu'il croise un homme qui ressemble à son agresseur, il s'enfuit.
Mon fils vit un calvaire". Le 19 septembre dernier, Maroi Ganjara a pris la décision de porter plainte au commissariat de Narbonne. Elle a également accompagné le garçonnet chez
un pédopsychiatre. Mais aujourd'hui, elle se retrouve dans l'impasse. Le 14 septembre 2011, la cour d'Appel de Versailles a ordonné le maintien de l'enfant en placement.
"On ne le laissera pas repartir dans ce foyer !"
"C'est insupportable, on ne le laissera pas repartir là-bas dans ce foyer, ni en famille d'accueil, on a trop peur pour lui", prévient Sergueï Ganjara, le beau-père du petit. Ce matin,
à 11 h, la famille doit confier l'enfant aux policiers, en application du jugement en assistance éducative prononcé à Versailles. Mais elle refuse catégoriquement. "On fera tout pour
dénoncer cette histoire et crier haut et fort ce qui se passe dans ce foyer pour enfants. C'est abject !", martèle la maman. Le garçon placé depuis octobre dernier, eu égard au conflit
parfois violent qui oppose ses parents, subirait le comportement malsain d'un employé de ce centre de la région parisienne depuis des mois. Cette famille vit désormais dans l'angoisse.
"C'est un cauchemar", glissent les Ganjara à l'unisson. "Je n'accepte pas que les services de l'État puissent reprendre mon fils", lance Maroi Ganjara, âgée de 22 ans
Sans porter de jugement hâtif sur les dires de la maman, sans porter non plus de jugement hâtif sur le
verdict de la Justice, je propose ceci :
Le cas de cet enfant doit être réétudié et l'enfant mis
sous protection, au plus près de ses parents, dans un foyer SAIN et déjà éprouvé par son sérieux, pendant toute la durée de la procédure.
Quand un enfant a des troubles qui peuvent révéler des
signes de maltraitances, il est de notre devoir, nous, les adultes, d'approfondir le plus sérieusement possible nos recherches afin de voir d'où viennent ces troubles et de veiller au meilleur
pour l'épanouissement de l'enfant, afin d'en faire, plus tard, un adulte responsable.
Notre société vit mal pour des tas de raisons, mais si
parmi ces raisons, certains enfants souffrent de maltraitances, alors, ne nous posons plus la question de savoir pourquoi notre société vit mal.
Les enfants sont l'avenir du monde.
C'est à nous, les adultes, de préparer le futur de nos
enfants, afin qu'ils vivent dans un monde meilleur.
Je rajoute que je suis toujours solidaire des enfants,
je ne changerai pas à ce sujet, mais si je demande qu'une enquête soit approffondie, c'est justement pour que cet enfant ne supporte pas le poids des incohérences, qu'elles viennent de
l'accusation ou du verdict de la justice.
Je garde en mémoire beaucoup trop d'affaires scabreuses
où on a trop écouté ou pas assez écouté la parole des enfants.
Et je n'oublie pas non plus la présomption d'innocence qui veut que tant que la preuve n'est pas vérifiée,
avérée, il ne peut y avoir d'accusation fondée.
L'enfant ne doit pas servir de jouet que ce soit sexuel ou psychologique.
Isabelle Krief
Présidente de l'association La Voie Des
Femmes
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